Campus scolaire – Coulommiers : les grévistes disent “stop !”17/04/20242024Journal/medias/journalnumero/images/2024/04/une_2907-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C7%2C1265%2C1644_crop_detail.jpg

Leur société

Campus scolaire – Coulommiers : les grévistes disent “stop !”

Le lycée professionnel de Coulommiers, en Seine-et-Marne, était en grève les 4 et 5 avril, veille des vacances de printemps.

La majorité des enseignants et les autres membres du personnel éducatif protestaient ainsi contre l’autoritarisme et l’irresponsabilité du proviseur.

Le problème se pose depuis son arrivée en septembre 2022. Cette fois, un incident récent a été celui de trop, un groupe d’élèves et de jeunes de l’extérieur ayant pénétré dans le lycée, le 21 mars, pour provoquer une bagarre avec d’autres élèves et avait blessé l’un d’entre eux au crâne. Les pompiers et la police sont intervenus, mais la direction, qui n’avait même pas déclenché l’alerte intrusion, n’a fait aucune communication. Les enseignants ont été choqués de constater le retour en classe des agresseurs, les victimes étant ainsi obligées de les côtoyer. Le lendemain, de nombreux professeurs ont donc cessé le travail et se sont rassemblés dans la cour principale du lycée.

Face aux difficultés de fonctionnement, la direction ne sait qu’imposer ses décisions sans aucune concertation. C’est le cas pour la répartition des classes et les emplois du temps, ainsi que pour le suivi des élèves par l’équipe de vie scolaire. Pire, la direction sape les efforts du personnel en le désavouant et s’est fait une spécialité de paroles aussi stupides que méprisantes. « Encore de quoi faire une cocotte en papier », a répondu l’adjointe de direction au sujet du dépôt d’une fiche d’alerte. « Je n’ai pas de comptes à rendre aux inférieurs », a affirmé le proviseur aux grévistes le 4 avril.

Le rectorat, pour l’essentiel, couvre la direction, au point que des collègues découragés envisagent de partir. La grève des 4 et 5 avril va-t-elle inverser la vapeur ? En tout cas, tous avaient plaisir à se retrouver nombreux en salle des professeurs, à préparer ensemble des banderoles, à organiser la distribution d’une lettre aux parents dénonçant la situation. La conscience qu’unis on est plus fort redonne de l’élan !

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