Climat : la justice propose, le capital dispose17/04/20242024Journal/medias/journalnumero/images/2024/04/une_2907-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C7%2C1265%2C1644_crop_detail.jpg

Dans le monde

Climat : la justice propose, le capital dispose

Mardi 9 avril, pour d’obscurs motifs, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a donné raison à l’association suisse les Aînées pour la protection du climat, jugeant que l’État helvétique ne fait rien de sérieux pour atténuer les effets du changement climatique.

Par ailleurs, la CEDH n’a pas voulu reconnaître que l’inaction écologique de l’État français menaçait la ville côtière de Grande-Synthe de submersion par la mer du Nord, ni que l’inaction généralisée des États de la planète avait conduit aux incendies terrifiants de 2017 au Portugal. Mais, naturellement, ni la condamnation de la Confédération helvétique ni la relaxe de la France et des autres États n’auront de suite, ni de conséquence.

Le dérèglement climatique est une réalité de plus en plus palpable et depuis longtemps mesurée par les scientifiques. Sa cause est évidemment la totale liberté laissée aux capitalistes d’extraire, raffiner, transporter et produire ce qu’ils veulent, et en particulier les carburants fossiles, dans les conditions guidées par la seule recherche du profit immédiat. Mais tous les tribunaux du monde pourraient condamner les Total, Stellantis, CMA CGM, leurs semblables et les États qui les couvrent, que leurs actionnaires et dirigeants continueraient de jeter les jugements au panier. Ce sont eux qui décident et qui peuvent souverainement continuer à polluer la planète et son atmosphère.

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