Eau en bouteille : escroquerie généralisée10/04/20242024Journal/medias/journalarticle/images/2024/04/P11-3_Eau_polluee_ok_lupo.jpg.420x236_q85_box-0%2C75%2C800%2C525_crop_detail.jpg

Leur société

Eau en bouteille : escroquerie généralisée

Pureté, bien-être… voilà ce que Nestlé Waters, Danone et consorts promettent lorsque ces entreprises vendent une bouteille d’eau minérale ou de source.

Illustration - escroquerie généralisée

Mais ce que les consommateurs trouveront dans une bouteille de Vittel, Contrex, Hépar, Perrier, ou Saint-Yorre c’est une arnaque.

La différence entre l’eau du robinet et l’eau en bouteille, c’est d’abord le prix. L’eau du robinet se vend 0,003 euro le litre en moyenne, soit 2 euros par an pour une consommation de 1,5 litre par jour. L’eau en bouteille, quant à elle, se vend de 110 à 220 euros par an pour la même consommation.

C’est en certifiant la pureté de leur eau en bouteille que les entreprises du secteur justifient ces écarts de prix. En effet, pour être appelées « minérales » ou « de source », les eaux ne doivent pas subir de désinfection. La purification n’est permise que sur l’eau du robinet. Mais la qualité de l’eau de source se dégrade du fait de la pollution bactérienne et chimique et, pour y faire face, les industriels recourent depuis des années à ces traitements interdits. Ces pratiques sont faites en toute discrétion sur les sites de conditionnement, pour ne pas se faire prendre lors des contrôles, mais elles se sont généralisées.

Pour l’instant, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) considère que c’est le cas pour au moins 30 % des bouteilles d’eau vendues, dont la totalité de celles des marques commercialisées par Nestlé Waters.

Depuis des années les entreprises du secteur mentent sur la pureté de leur eau. Cette escroquerie leur rapporte des milliards.

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